29 mars 2012
23.3 Qui est "d'Ornano" et qui est "Bysose" ?
Deux petites indications peuvent vous orienter sur l'identité du signataire...
Celui-ci fait référence à Alphonse d'Ornano. Fils de Sampierro Corsu. Il avait emprunté le nom de sa femme, peut-être moins marqué que celui de son illustre père. Quand à Bysose, c'est le nom attribué au Secrètaire d'Etat, chargé des finances de Sully.
On peut donc raisonnablement penser à une lettre d'Henry IV adressée à Sully. Le Roi s'adresse à son Ministre pour l'aviser de comportements quelque peu "agités" de la part d'Alphonse d'Ornano.
Reste à dater le document. Pour ce faire, il faut le placer dans son contexte historique.Il est possible d'identifier des rapports entre Henry IV et d'Ornano que le Roi aurait utilisé pour traquer le Duc de Mayenne à Lyon lors de la lutte contre la Ligue. Mais comment replacer la lettre par rapport à l'évènement ?
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08 février 2012
23.2 Une interprétation de la lettre...
Certes, le décryptage n'est pas très aisé sur la photographie précédente. Aussi, à fin de vous apporter une aide, vous trouverez ci-dessous une première interprétation de la lettre. Elle fait référence à deux personnages et leur identification vous permettra déjà de situer l'époque s'il ne vous est pas possible de la dater avec précision...
Voici donc le texte tiré de la lettre :
J'ai vu la lettre que
vous m'avez écrite touchant Mr
d'Ornano. Envoyez quérir Bysose ;
Il vous dira ce qui se passa entre
nous deux : à la vérité, je n'ai jamais
vu tant d'ignorance et d'opinia-
treté ensemble, mais je dis très
dangereuse ; il fit le corse à toute
outrance ; s'il fait ce qu'il vous
a dit, il m'offensera si aigrement
que je m'en ressentirai, comme
son ami, faites le lui sentir, et
qu'il ne me donne point de
sujet de le faire reconnaitre pour
ce qu'il est.
Bonsoir, ce XIX juin
Henri
Voilà, vous avez à peu près tous les éléments pour situer cette lettre. A vous d'apporter vos remarques et éclaire le sujet
A suivre...
16:03 Publié dans 23 - Une curieuse lettre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10 janvier 2012
23.1 Une bien curieuse lettre
Comment bouder le plaisir procuré par la recherche qui consiste à "traduire" un document rédigé en français ancien, tenter de le dater, d'en identifier l'auteur comme le destinataire, de le replacer dans son contexte. J'ai pas mal avancé sur le sujet mais je ne suis pas au bout de mes recherches.
Je vous en livrerai le résultat, petit à petit, dans mes prochaines notes et je ne voudrais pas vous priver du plaisir que vous pourriez prendre en essayant de résoudre l'énigme proposée. Je ne voudrais pas, non plus, me priver de l'aide que vous pourriez m'apporter sachant qu'il faut toujours se référer au principe de base selon lequel toutes les bonnes idées ne sont pas dans la même tête.
Toutes les idées sont bonnes : n'hésitez pas à les exprimer. Si vous ne trouvez rien, je vous mettrai sur la voie progressivement et toutes vos remarques me seront utiles.
Dans une prochaine note, je vous donnerai une proposition de "traduction" en français moderne.
(à suivre...)
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03 décembre 2011
22.1 METRONOME (Lorànt DEUTSCH)
Encore cette fois, je ne peux m'empêcher de vous recommander l'ouvrage que Lorànt Deutsch a publié en juin 2011 aux Editions Michel Lafon. "METRONOME", ce livre, que j'ai dévoré en quelques jours, n'est pas rangé dans ma bibliothèque : il m'accompagne journellement à travers l'histoire de Paris dans les aventures que l'auteur nous fait partager.
Bien évidemment, c'est un extraordinaire cadeau de Noël pour tous les amoureux de la petite et de la grande Histoire et il est désormais disponible dans une réédition illustrée de 200 photographies et plans, édition intitulée "METRONOME Illustré", aussi chez Michel Lafon. Ces ouvrages sont disponibles sur ALAPAGE, notre site partenaire.
J'y ai retrouvé une mention spéciale sur la "rue Chanoinesse" en page 100 du livre. Cette rue que j'évoque dans la Catégorie J Holroyd-Reece (voir 8.1) de ce blog à propos du N°12 de cette rue. Lorànt Deutsch nous apprend que, plus loin, aux N° 18 et 20, se trouvaient autrefois deux maisons, l'une occupée par un barbier, l'autre par un pâtissier...
"Le barbier égorgeait des étudiants hébergés par les chanoines de Notre-Dame et revendait les corps au pâtissier qui en faisait des pâtés dont se régalaient les chanoines ! Les deux complices furent brulés vifs en 1387..."
L'auteur nous révèle aussi que ces locaux sont aujourd'hui occupés par le garage des gardiens de la paix motocyclistes oû l'on peut voir aujourd'hui les restes du rempart gallo-romain du IVè siècle. Son nom est resté : la "pierre au boucher" aurait servi de cuisine au pâtissier.
Vite, vite... Prenez le Métro avec Lorànt Deutsch. Vous ne serez pas déçus !
13:14 Publié dans 22 - Lorànt Deutsch | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20 septembre 2011
21.3 Monika, Erna et Joseph Gswchandtner (3)
Pas de nouvelles...
Le temps s'est écoulé et après de long mois d'été, Yolande désespère de ne pas avoir suscité de réaction. Son père, Robert Roy, mérite que l'on se souvienne et les quelques photos, prises au Stalag XVII B en Autriche, auront peut-être plus de chances.
Si vous lisez ces lignes, si vous connaissez quelqu'un qui a séjourné dans ce Stalag, donnez-moi ces coordonnées. Un petit indice peut permettre de retrouver la trace de Monika


17:37 Publié dans 21 - Monika, Erna, Joseph Gswchwandtner | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08 juin 2011
21.2 Monika, Erna et Joseph Gschwandtner (2)

Yolande pense que retrouver la ferme où travailla son père, prisonnier en Autriche, serait une bonne piste pour identifier Erna, la mère de Monika. Elle ne dispose pas du nom qu'elle portait alors. La seule chose dont elle se réfère, ce sont les noms des villages de Basse-Autriche entre lesquels sont père était autorisé à circuler (Niederthalheim et Neukirchen) ... et puis des photographies du fils du fermier que je publie l'une d'entr'elles ci-contre. Ce sont de maigres informations, mais, sait-on jamais ? quelqu'un peut le reconnaître et nous guider peut-être jusqu'à Erna...
Yolande n'a pas pu me préciser si ce garçon avait un lien quelconque de parenté avec Erna qui vivait, elle aussi dans cette ferme.
Plus tard, bien après la guerre en 1947, Erna épousa donc Joseph Gschwandtner. C'est probablement le nom qu'elle porte aujourd'hui et qui pourrait lui aussi nous guider sur la piste de Erna. De cette période, Yolande dispose de quelques photographies : Monika, en robe de communiante, et puis, celle de la maison où le couple vivait. Où se trouve cette maison ? - mystère.... seules indications : le nom du photographe ayant réalisé les clichès "L'atelier H. Matauschek" situé à Stadj-Paura pour l'une, et à Roitham, pour l'autre. Pendant cette période, Monika, aurait été élevée par deux personnes agées (les parents de Erna ?). Stadj-Paura, Roitham sont des petites villes qui se trouvent près de Linz. C'est aussi un indice faible, mais celui-ci peut être aussi un élément de recherche.
Je remercie, par avance, toute personne pouvant me renseigner sur ces éléments et en particulier sur le lieu où se trouve cette maison . Quels en étaient les propriétaires ? Que sont devenus Hans Josef Gschwandtner et son épouse Erna ?
Ma prochaine note sera à la mémoire de Robert Roy. En espèrant que ses deux filles Yolande et Monika puissent, un jour, se retrouver...
(à suivre...)
16:32 Publié dans 21 - Monika, Erna, Joseph Gswchwandtner | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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