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  • 23.5 La lettre d'Henry IV à Sully selon Jules J. Berthevin

    Ornano.jpgC'est dans l'introduction de son livre que Jules J. Berthevin évoque la lettre d'Henry IV. Si vous avez suivi mon lien dans la précédente note, vous avez certainement trouvé l'évocation du fac simile. Berthevin souligne son caractère singulier concernant les rapports entre Henry IV et Alphonse d'Ornano (ci-contre). Mais je ne peux terminer le récit sur cette curieuse lettre sans évoquer les propos que Sully, lui-même, évoque à son sujet et qui sont rapportés par Jules J. Berthevin dans son livre :

    "Sur la lettre précédente de Henri IV. à Sully.

    1 La lettre dont nous venons d'offrir le fac simile a été calquèe sur la lettre de Henri IV à Sully, elle imite parfaitement son écriture. Elle se trouve à la bibliothèque royale, dans un cahier où l'on a réuni un assez grand nombre de lettres du Roi à son ministre. Il est sans doute bien remarquable de trouver dans cette même lettre , du premier des Bourbons , des plaintes qui se rapportent si exactement aux circonstances présentes: les expressions que nous avons soulignées , l'opiniâtreté dangereuse, le Corse à toute outrance , l'offense si aigre, le sentiment de l'offense et l'occasion de se faire connaître, ne pourraient sans doute trouver une application plus juste et plus déplorable.

    Sully qualifie lui-même cette lettre de singulière; elle est rapportée dans ses Mémoires sous la date de 1601 , et voici comme il s'exprime à ce sujet : « Je fis plusieurs voyages cette année ( 1601 ) à Fontainebleau , pour prendre les ordres de Sa Majesté sur les affaires; et comme nous fûmes souvent et longtemps éloignés l'un de l'autre , je reçus un plus grand nombre de lettres de ce pays que de coutume. Celle où il parle du maréchal d'Ornano est singulière : ce maréchal lui avait donné quelques sujets de plaintes.

    3 Alphonse d'Ornano fut maréchal de France et colonel-général des Corses au service de France. Il était fils du fameux San Pietro Bastelica; il fut obligé de changer de nom et de quitter celui que son père avait rendu odieux par plusieurs actes de férocité.

    Il fut envoyé à Lyon, après le massacre du duc de Guise, pour se saisir du duc de Mayenne, qui lui échappa. Il fît aux ligueurs la guerre la plus opiniâtre , et disposa , en 1594, Grenoble , Valence et les autres villes du Dauphiné, à secouer leur joug odieux.

    D'Ornano mourut le 2 janvier 1610, avec la réputation d'un grand homme de guerre. Sa famille a continué de se distinguer sous plusieurs de nos rois ; elle subsiste encore aujourd'hui, et plusieurs de ses membres figurent avec honneur dans les rangs de l'armée française.

    (3) Bysose, que Sully écrit Discoce , était secrétaire-d'état et chargé de la partie des finances. Il fut nommé Louvetier, dans les campagnes de Champagne et de Bourgogne, en récompense de plusieurs services qu'il rendit à Henri IV."

  • 23.4 - Henry IV peint par lui-même - J. BERTHEVIN

    HIVSULLY.jpgL'examen de la lettre donne trois précieuses indications :

    1 - Le support : il s'agit de papier ancien de type "Velin" qui permet de dater le document.

    2 - La rédaction de la lettre : celle-ci est régulière avec une écriture composée de lettres bien formées. Toutefois, elle comporte des fautes d'orthographes grossières et parfois surprenantes comme si elles avaient étées commises volontairement.

    3- Enfin, l'examen à la loupe de l'écriture met en évidence des caractères pleins et réguliers qui orientent plus vers une impression que vers une écriture manuelle qui fait valoir des pleins et des déliés à densité d'encre variable.

    Tout nous porte à penser à un document ancien du type fac-simile qui aurait été reproduit par un procédé lithographique.

    Sur ces observations, ma recherche a été orientée vers ce type de document. J'ai alors retrouvé qu'un ouvrage du XIXe siècle, publié plus exactement en 1815 faisait état d'un fac-simile offert aux lecteurs lors de sa publication. La lecture de l'ouvrage faisait état de la lettre, reproduite à l'identique du document, fautes d'orthographes comprises.

    A partir de ce moment, il était pratiquement certain que le document en ma possession provenait d'un tel ouvrage publié en 1815. CLe livre est intitulé "HENRY IV peint par lui-même" . Il mentionne le fac-simile et a été écrit par Jules BERTHEVIN. Cet ouvrage peut être consulté en suivant le lien ci-dessous :

    Google-Book

    Malheureusement, à ce jour, je n'ai pu trouver l'ouvrage que sous sa forme numérisée et je n'ai pas la preuve, malgré l'évidence, que le document en ma possession est bien extrait de ce livre.