Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Histoires d'Histoire - Page 4

  • 22.1 METRONOME (Lorànt DEUTSCH)

    Deutch.jpgEncore cette fois, je ne peux m'empêcher de vous recommander l'ouvrage que Lorànt Deutsch a publié en juin 2011 aux Editions Michel Lafon. "METRONOME", ce livre, que j'ai dévoré en quelques jours, n'est pas rangé dans ma bibliothèque : il m'accompagne journellement à travers l'histoire de Paris dans les aventures que l'auteur nous fait partager.

    Bien évidemment, c'est un extraordinaire cadeau de Noël pour tous les amoureux de la petite et de la grande Histoire et il est désormais disponible dans une réédition illustrée de 200 photographies et plans, édition intitulée "METRONOME Illustré", aussi chez Michel Lafon. Ces ouvrages sont disponibles sur ALAPAGE, notre site partenaire.

    J'y ai retrouvé une mention spéciale sur la "rue Chanoinesse" en page 100 du livre. Cette rue que j'évoque dans la Catégorie J Holroyd-Reece (voir 8.1) de ce blog à propos du N°12 de cette rue. Lorànt Deutsch nous apprend que, plus loin, aux N° 18 et 20, se trouvaient autrefois deux maisons, l'une occupée par un barbier, l'autre par un pâtissier...

    "Le barbier égorgeait des étudiants hébergés par les chanoines de Notre-Dame et revendait les corps au pâtissier qui en faisait des pâtés dont se régalaient les chanoines ! Les deux complices furent brulés vifs en 1387..."

    L'auteur nous révèle aussi que ces locaux sont aujourd'hui occupés par le garage des gardiens de la paix motocyclistes oû l'on peut voir aujourd'hui les restes du rempart gallo-romain du IVè siècle. Son nom est resté : la "pierre au boucher" aurait servi de cuisine au pâtissier.

    Vite, vite... Prenez le Métro avec Lorànt Deutsch. Vous ne serez pas déçus !

  • 21.3 Monika, Erna et Joseph Gswchandtner (3)

    Pas de nouvelles...

    img111jpg.jpgLe temps s'est écoulé et après de long mois d'été, Yolande désespère de ne pas avoir suscité de réaction. Son père, Robert Roy, mérite que l'on se souvienne et les quelques photos, prises au Stalag XVII B en Autriche, auront peut-être plus de chances.

    Si vous lisez ces lignes, si vous connaissez quelqu'un qui a séjourné dans ce Stalag, donnez-moi ces coordonnées. Un petit indice peut permettre de retrouver la trace de Monika

    img112jpg.jpg

    img113jpg.jpg

     

     

     

     

     

     

     

  • 21.2 Monika, Erna et Joseph Gschwandtner (2)

    img115jpg.jpg

     

     Yolande pense que retrouver la ferme où travailla son père, prisonnier en Autriche, serait une bonne piste pour identifier Erna, la mère de Monika. Elle ne dispose pas du nom qu'elle portait alors. La seule chose dont elle se réfère, ce sont les noms des villages de Basse-Autriche entre lesquels sont père était autorisé à circuler (Niederthalheim et Neukirchen) ... et puis des photographies du fils du fermier que je publie l'une d'entr'elles ci-contre. Ce sont de maigres informations, mais, sait-on jamais ? quelqu'un peut le reconnaître et nous guider peut-être jusqu'à Erna...

    Yolande n'a pas pu me préciser si ce garçon avait un lien quelconque de parenté avec Erna qui vivait, elle aussi dans cette ferme.

    Monika.jpgPlus tard, bien après la guerre en 1947, Erna épousa donc Joseph Gschwandtner. C'est probablement le nom qu'elle porte aujourd'hui et qui pourrait lui aussi nous guider sur la piste de Erna. De cette période, Yolande dispose de quelques photographies : Monika, en robe de communiante, et puis, celle de la maison où le couple vivait. Où se trouve cette maison ? - mystère.... seules indications : le nom du photographe ayant réalisé les clichès "L'atelier H. Matauschek" situé à Stadj-Paura pour l'une, et à Roitham, pour l'autre. Pendant cette période, Monika, aurait été élevée par deux personnes agées (les parents de Erna ?). Stadj-Paura, Roitham sont des petites villes qui se trouvent près de Linz. C'est aussi un indice faible, mais celui-ci peut être aussi un élément de recherche.

    Ernahome.jpgJe remercie, par avance, toute personne pouvant me renseigner sur ces éléments et en particulier sur le lieu où se trouve cette maison . Quels en étaient les propriétaires ? Que sont devenus Hans Josef Gschwandtner et son épouse Erna ?

    Ma prochaine note sera à la mémoire de Robert Roy. En espèrant que ses deux filles Yolande et Monika puissent, un jour, se retrouver...

    (à suivre...)

  • 21.1 Monika, Erna et Joseph Gschwandtner

    L'histoire que je vais vous conter est celle de Yolande. Pendant de nombreuses années, Yolande a ignoré l'existence de Monika. Aujourd'hui, elle sait et elle la recherche activement.

    Qui est Monika ? Monika, c'est sa demi-soeur, née en Autriche durant la 2ème guerre mondiale (en 1943 ou 44 ?) de la rencontre de son père, Robert Roy, prisonnier français en Autriche, avec une fermière  dont nous connaissons seulement le prénom : Erna. Si Yolande ignorait tout, c'est parce que sa maman a dissimulé pendant longtemps l'information de cette liaison et l'existence de cette enfant, née, comme de nombreux enfants de cette période, de ce genre de relation. Robert Roy, décédé en 1959, avait entretenu de son vivant des contacts avec Erna et sa fille Monika. Monika a même tenté de rencontrer Yolande à plusieurs reprises. Ces tentatives ont échoué : soit parce que la maman de Yolande a repoussé tout courrier, soit que Yolande, elle-même, avait déménagé.

    ErnaMonika.jpgAujourd'hui, pour aider Yolande et Monika, tentons cette recherche.

    Au cours de ces notes, nous allons découvrir les éléments en notre possession.

    Robert Roy, Sergent du 13e Régiment d'Infanterie, puis affecté au 331e RI est fait prisonnier le 15 juin 1940. Il est transféré au Stalag XVII B à Gneixendorf (Basse Autriche) près de Krems. Il y séjourne jusqu'au 1er Juin 1943 au Stalag 398 (Sous-Stalag du XVII B) à Pupping près de Linz. Il y séjournera jusqu'en mai 1945 où il sera libéré par l'armée américaine.

    C'est durant ce séjour qu'il rencontre Erna dans une ferme. Yolande possède un laisser-passer utilisé alors par son père, datant de 1942, allant de Neukirchen bei Lambach (ou de Neukirchen an der Vöckla ?) et Niederthalheim. Elle possède aussi quelques photos prises au Stalag et du fils du fermier de la ferme où Robert travaillait. Ce sont les seules informations que Yolande possède sur cette période.

    Plus tard, vers 1947, Erna s'est mariée avec Joseph Gshwandtner et de cette union sont nés deux garçons. Nous ne connaissons pas le lieu où vivait le ménage, mais nous possèdons une photo de leur maison. Nous possèdons aussi quelques photos de Monika et de Erna (ci-contre). La première illustre cette note, d'autres seront proposées. A titre d'information, elles portent au verso le cachet de photographe : l'atelier H. Matauschek à Stadj-Paura et à Roitham... autant d'indices qui nous permettrons , peut-être, de retrouver Monika...

    Si vous pouvez nous y aider...

     

     

    A suivre...

  • 11.10 BALZAC/RODIN : Projection à CAEN

     

    affichette Balzac Rodin film.JPG

     

     

    Le Film de Laurent CANCHES, "L'IMPROBABLE RENCONTRE"  (BALZAC-RODIN) sera projeté à (14000) CAEN au Cinéma LUX, 6 Avenue SAINTE-THERESE

    Projection unique - Mardi 19 avril 2011 - 18H30

    Durée : 1H00 - Prix des places : 3 Euros - La projection sera suivie d'un débat en présence du réalisateur Laurent CANCHES

     

  • 4.3 Zola et Mariani : Visite à Pero-Casavecchie (Corse)

    IMG_1208red.jpgAngelo Mariani, le père du Coca-Cola, est donc né en Corse. L'homme et son Vin Mariani dont Zola vanta si bien les bienfaits est né, comme on l'a vu, à Pero-Casavecchie. Lors d'une visite dans l'Ile de Beauté, j'ai voulu me rendre sur les lieux et y retrouver sa trace, me rendre compte comment son souvenir y est conservé.

    Au sud de Bastia, la petite route monte et serpente parmi les premiers chataigners de la Castaniccia. Cette région qui sent si bon une vraie Corse profonde ne voit que les "bons" touristes amoureux d'une Corse véritable, encore protégée des agressions touristiques de la plaine côtière qui l'avoisine. Le village semble se trouver au boût du monde, au boût du boût de la route. En fait, comme souvent en Corse, le village résulte de la réunion de deux hameaux : Pero, le plus important, vous accueille à la sortie d'un virage "qui se mord la queue" et il vous enchantera immédiatement par ses ruelles étroites dominées par l'église. La personne à qui je m'adresse bricole dans son garage : "Angelo Mariani ? bien sûr que je connais... Poursuivez sur un kilomètre ; dans le petit hameau de Casavecchie, vous trouverez sa maison : une plaque le rappelle"...

    IMG_1210red.jpgUn virage, une nouvelle rue qui grimpe vers une autre église et la maison est là. Un crépis a revêtu les mûrs. Les enfants qui jouent sur la place appellent leur mère... Bien sûr, on connait cet homme qui au XIXe siècle a concocté dans son petit laboratoire, en haut de la maison, cette potion magique qui allait révolutionner deux continents et qui, sans le savoir, donner naissance au Coca-Cola. L'occupant des lieux est là. Il est propriétaire depuis 1975 et vit ici avec son épouse, originaire du village. Il me reçoit avec la franche cordialité que seuls les corses savent accorder à ceux qui respectent leur patrimoine et leur riche culture. Il me montre là-haut la pièce qui vit macérer les feuilles de coca importées du Pérou dans les cornues de cet apothicaire. La municipalité a eu la bonne idée d'y apposer une plaque qui en sauvegardera le souvenir.

    IMG_1209red.jpgCette plaque rappelle que, dans cette maison, est né le 17 Décembre 1838, Anghjulu Francescu, appelé Angelo Mariani et connu pour avoir "inventé" la première boisson à la coca.

    Mais cette plaque récente n'est pas la seule trace qu'Angelo Mariani ait laissée dans le village. Il existe un témoignage plus ancien encore qui date de 1896. Cette année-là, Angelo Mariani est riche : il a fait fortune car sur le Continent, toutes les pharmacies distribuent ce Vin miraculeux qui soigne tous les maux, cette potion magique vantée par toutes les célébrités de l'Album Mariani, la collection de Cartes Postales, ou les médailles du Pape Léon XIII.

    IMG_1211red.jpgAngelo Mariani, reconnaissant, va offrir une fontaine aux habitants qu'il va disposer aux pieds de l'église du hameau, au sommet du village. Une plaque de l'époque commémore le geste. IMG_1214red.jpgDans la chaleur qui règne encore en septembre, je suis allé me désaltérer à la fontaine qui coule encore aujourd'hui :  pas de Vin à la Coca, je peux certifier qu'il y coule bien de l''eau; probablement l'eau des premières hauteurs de la Castaniccia. Le Vin Mariani, puis la Potion Mariani, coulèrent ailleurs en  1896 et couleront encore bien longtemps puisque on les trouvera dans les officines de nos pharmacies jusqu'en 1963. Aujourd'hui, c'est plutôt le Coca Cola qui coule dans les stations balnéaires de la plaine côtière, mais la plupart de ses consommateurs ignore que son concept est né tout près de là !