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  • 13.2 Citations de Jules Claretie

    JulesClaacad.jpgMon blog, c'est un peu comme une bouteille à la mer qui, je l'espère, échouera , un jour ou l'autre sur le rivage de l'expert qui voudra bien répondre aux questions qu'elle contient. Ma lettre de Jules Claretie ne semble inspirer personne pour le moment. Mais un jour, peut-être, avec la magie d'internet, je tomberai bien sur celui ou celle qui me donneront les clefs de ces réponses ou, plus simplement la remarque qui fera avancer la réflexion. Pour patienter, ou vous faire patienter, je vais vous livrer deux citations de Jules Claretie que j'ai rencontrées, comme celà, en flanant sur internet. Elles n'ont pas viellies et témoignent que notre Jules connaissait bien les hommes... A méditer !

    "Il en est de certains artistes comme du duc de Guise : ils paraissent plus grands couchés que debout"

    et celle-ci... assez actuelle, ma foi...

    "Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout."

    En attendant désespèrément vos commentaires constructifs, je vous informe que, dans les prochains jours, nous évoquerons Edmond de Goncourt. Nous parlerons aussi d'un homme dont j'ai découvert les nombreux talents. Je veux parler d'Albert Robida

  • 13.1 Lettre de Jules Claretie

    jcaretielettre.jpgLa note 11.2 fait référence à une lettre de Jules Claretie et présente une petite biographie de cet homme. La question du destinataire de cette lettre y était posée et je vous invite aujourd'hui à m'aider à son identification. Toute observation, tout commentaire que vous pourriez faire, seront très utile à mes recherches.

    Jules Claretie, comme Administrateur de la Comédie Française, s'y exprime, le 1er mars 1894, en ces termes :

    Monsieur, Je suis tellement pris et repris par des occupations imprévues que je n'ai pu (et je m'en excuse et voudrais m'en excuser) vous remercier encore de l'envoi de vos précieux et curieux ouvrages. Votre lettre me rappelle ma dette et je vous demande l'absolution. Vous pouvez compter, Monsieur, que je ferai tout - et de tout coeur - pour que justice vous soit rendue et je vous prie de croire à mes plus sincères et dévoués sentiments. (signé) Jules Claretie

    Il y a plusieurs points à relever dans cette lettre :

    1) La date : 1er mars 1894

    2) Le destinataire vient d'adresser plusieurs "précieux et curieux ouvrages" à Jules Claretie

    3) Jules Claretie mentionne une "dette" envers son destinataire

    4) Jules Claretie fait part d'une injustice subie par son destinataire et qu'il se propose de réparer.

    Bien évidemment, les possibilités sont nombreuses et il convient d'émettre et vérifier des hypothèses pour cerner la vérité. En attendant vos réponses, je suggére d'examiner la possibilité Emile Zola. A cette date, celui-ci est sur le point de publier "Lourdes" et j'ai vu une édition de cet ouvrage portant un envoi d'Emile Zola à l'attention de Jules Claretie. Toutefois, il faudrait que cet envoi soit antérieur au 1er mars 1894, ce qui est peu probable car les premières publications de l'ouvrage seront faites sous forme de feuilletons dans le Gil Blas de la même année qu'en avril. Pour la dette, pas de traces, sinon que Claretie n'a pu fournir des places à la Comédie Française, plusieurs fois demandées par Zola ... L'injustice serait plus facile à identifier : Zola vient de subir trois cuisants échecs dans ses tentatives d'élection à l'Académie Française. En effet, en février 1894, Zola se présente à la succession de Taine et de Charles de Mazade. Deux fauteuils lui tendront les bras sans succès. S'il rassemble quelques voix pour le fauteuil de Mazade (jusqu'à onze...), il devra s'incliner devant le poète José Maria de Heredia. Pour celui de Taine, pas une voix dans cette élection qui sera ajournée au 31 mai de la même année. Le fauteuil de Maxime du Camp se libère : même sanction... pas une seule voix pour Zola. Ses éléments pourraient bien constituer "l'injustice" relevée par Claretie.... Votre avis ? Il ne tient qu'à votre aide pour qu'il y ait une suite à cette enquête....

  • 11.3 Zola écrit à Claretie

    Zolacorresp.jpgLe 1er juillet 1891, Emile Zola est à Médan. Il s'y apprête à vivre un été tranquille, certes besogneux, puisqu'il travaille sur La Débacle, son prochain roman, et il envisage seulement d'aller passer quelque jours à Paris pour assister à la Revue du 14 juillet qui aura lieu à Longchamp. Il devrait rester sur Paris le 15 où les Zola ont prévu de recevoir les Bruneau, rue de Bruxelles. Il est alors en charge de la Présidence de la Société des Gens de lettres depuis peu et c'est à ce titre qu'il va adresser un courrier à Jules Claretie concernant la statue de Balzac. La SGDL souhaite alors  honorer la mémoire de l'écrivain qui en 1838 avait été co-fondateur de cette société chargée de défendre les droits des auteurs. Il y répondait à une dépêche de Jules Claretie l'informant de l'offre faite par M. D. Osiris de financer la statue.

    "... Quelqu'un a déjà offert à la Société des gens de lettres de "donner" la statue de Balzac. Mais ne vous semble-t-il pas que cela ne serait guère glorieux, ni pour Balzac, ni pour nous tous, qu'un simple particulier "donnat" la statue à lui tout seul, ce qui nécessiterait naturellement une inscription constatant le fait. D'ailleurs, une souscription est ouverte, nous avons vingt-six mille francs, et la seule chose acceptable serait une souscription, dont le chiffre serait aussi élevé que le voudrait bien le souscripteur, dix mille, vingt mille francs. J'ajoute que nous ne pouvons encore savoir ce qu'il nous faudra, et que peut-être les vingt-six mille francs nous suffiront-ils. Ne découragez pas le bienfaiteur dont vous me parlez. Et écrivez-moi. Nous verrons ce qu'il y aura à faire."

    Dans la foulée, le même jour, Emile Zola va s'empresser d'adresser une lettre à Frantz Jourdain, architecte en vogue, qui réalise dans Paris de nombreux travaux dont l'immeuble de La Samaritaine. A suivre...

  • 11.2 Jules Claretie et Zola

    claretie2.jpgLes écrits de Jules Claretie ne sont pas rares. Cet homme était prolixe et la lettre que j'ai récemment acquise pourrait bien être adressée à Emile Zola. Nous reviendrons plus loin sur cette lettre et son identication ainsi que sur les raisons qui m'ont conduit à m'intéresser à la polémique suscitée par la statue de Balzac.

    Jule Claretie a le même âge qu' Emile Zola et leurs carrières, très proches, se sont croisées à maintes reprises. Comme Zola, Claretie débute dans le journalisme oû il écrit des chroniques littéraires et théatrales pour les comptes du Figaro, du Temps ; pour l'Opinion Nationale, du Soir et pour La Presse. Il poursuit longue carrière comme romancier et historien.

    Son rayonnement et le sens des relations publiques le propulsent à la tête de la Société des Gens de Lettres dont il est le Président et cumule cette fonction avec celle de la Société des Auteurs Dramatiques. La lettre qui nous concerne est datée du 1er mars 1894. Il y écrit alors qu'il est devenu en 1885, l'Administrateur Général de la Comédie Française, fonction qu'il occupera jusqu'en 1913 au moment de sa mort. C'est pendant cette période qui nous intéresse qu'il fera la promotion de nombreux auteurs comme Octave Mirbeau ou  Henri Bataille. Il est enfin, à ce moment là, membre de l'Académie Française, fauteuil oû il a été élu en 1888.

    Il s'agit tout au tant de fonctions qui justifient largement les contacts entre les deux hommes et notre étude portera sur l'identification du destinataire de la lettre de Jules Claretie. Puis à partir d'une lettre que Zola écrivit à Claretie le 1er juillet 1891, nous tenterons de mieux comprendre les conditions et les circonstances de la réalisation de la Statue de Balzac ainsi que la polémique relative qui a suivi. Celle-ci a fait et fait encore couler beaucoup d'encre. A suivre...

  • 11.1 Zola et la statue de Balzac par Rodin

    001.jpgLe temps des vacances est terminé. C'est le moment de reprendre nos recherches studieuses et je propose, pour cette rentrée, de vous intéresser à la statue de Balzac que vous pouvez admirer à Paris au carrefour Raspail-Montparnasse.

    C'est en achetant une lettre de Jules Claretie, qui fût Administrateur Général de la Comédie Française, que j'ai découvert son lien avec Emile Zola lors de la réalisation de cette statue par Rodin. Une immense polémique suivra dont chacun retrouvera les traces dispersées sur internet comme le présente l'extrait qui suit :

    La Société des Gens de Lettres sous l'impulsion d'Emile Zola, son président, commandera à Rodin une statue de Balzac en 1891. Après avoir étudié les portraits contemporains du romancier, le sculpteur ne retiendra que sa corpulence et la robe de moine qu'il revêtait pour travailler. Il réalisera une allégorie de la puissance de création. L'image hardie qui en résultera, "moins une statue qu'une sorte d'étrange monolithe, un menhir millénaire, un de ces rochers où le caprice des explosions volcaniques de la préhistoire figea par hasard un visage humain" (Georges Rodenbach, L'Elite, 1899), déchaînera l'opinion au Salon de 1898. "Jamais on n'a eu l'idée d'extraire ainsi la cervelle d'un homme et de la lui appliquer sur la figure", écrira Rochefort dans L'Intransigeant (1er mai 1898). (* Source : Insecula)

    J'ai pensé, à travers les notes qui suivront, retracer l'histoire de la statue et de sa création, et surtout comprendre cette polémique. Mais, dès à présent, si vous possédez un certain savoir sur cette affaire, je vous remercie, par vos commentaires, d'y apporter votre contribution. A suivre...