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débacle

  • 11.3 Zola écrit à Claretie

    Zolacorresp.jpgLe 1er juillet 1891, Emile Zola est à Médan. Il s'y apprête à vivre un été tranquille, certes besogneux, puisqu'il travaille sur La Débacle, son prochain roman, et il envisage seulement d'aller passer quelque jours à Paris pour assister à la Revue du 14 juillet qui aura lieu à Longchamp. Il devrait rester sur Paris le 15 où les Zola ont prévu de recevoir les Bruneau, rue de Bruxelles. Il est alors en charge de la Présidence de la Société des Gens de lettres depuis peu et c'est à ce titre qu'il va adresser un courrier à Jules Claretie concernant la statue de Balzac. La SGDL souhaite alors  honorer la mémoire de l'écrivain qui en 1838 avait été co-fondateur de cette société chargée de défendre les droits des auteurs. Il y répondait à une dépêche de Jules Claretie l'informant de l'offre faite par M. D. Osiris de financer la statue.

    "... Quelqu'un a déjà offert à la Société des gens de lettres de "donner" la statue de Balzac. Mais ne vous semble-t-il pas que cela ne serait guère glorieux, ni pour Balzac, ni pour nous tous, qu'un simple particulier "donnat" la statue à lui tout seul, ce qui nécessiterait naturellement une inscription constatant le fait. D'ailleurs, une souscription est ouverte, nous avons vingt-six mille francs, et la seule chose acceptable serait une souscription, dont le chiffre serait aussi élevé que le voudrait bien le souscripteur, dix mille, vingt mille francs. J'ajoute que nous ne pouvons encore savoir ce qu'il nous faudra, et que peut-être les vingt-six mille francs nous suffiront-ils. Ne découragez pas le bienfaiteur dont vous me parlez. Et écrivez-moi. Nous verrons ce qu'il y aura à faire."

    Dans la foulée, le même jour, Emile Zola va s'empresser d'adresser une lettre à Frantz Jourdain, architecte en vogue, qui réalise dans Paris de nombreux travaux dont l'immeuble de La Samaritaine. A suivre...