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  • 1.1 Jullien de Paris / Edouard Lockroy/Emile Zola

    EDOUARD LOCKROY (1838-1913)

    Edouard Lockroy.jpg

    Edouard Lockroy est un petit-fils de Marc Antoine Jullien de Paris par sa fille Antoinette-Stéphanie Jullien qui épousa Joseph Philippe Simon. Ce dernier, comédien et auteur dramatique prit le nom de Lockroy parce que son père, général d'Empire lui interdisait de porter le nom de Simon. Il eut une carrière politique importante durant la Troisième République. Dans l'extrème-gauche en 1970, il se rallie au Parti radical-socialiste, puis Ministre de la Marine. C'est à lui que l'on doit l'édification de la Tour Eiffel dont il soutient vivement la construction lors de son passage au ministère du Commerce et de l'Industrie. Il épousa en 1877 la veuve de Charles Hugo, le fils de l'écrivain Victor Hugo.

     De ce premier mariage sa femme avait eu deux enfants, Georges et Jeanne, qui inspirèrent à Victor Hugo, "L'art d'être grand-père". Pour boucler la boucle : c'est Jeanne qui épousa Léon Daudet... avant de divorcer plus tard...

    C'est grâce à Edouard Lockroy que nous établissons un lien entre notre document et Emile Zola. En effet Edouard Lockroy subit un attentat le 13 août 1893 premier d'une série qui va faire dire à Zola :

     "ces bombes qui tuent les pauvres bougres".

    et plus tard il écrira, toujours suite à ces actes de violence :

     "je défie bien qu'on trouve dans mes  oeuvres une parole de haine sociale, surtout pour les petits".

    Emile Zola rencontrera Lockroy chez Eugène Fasquelle et chez Georges Charpentier en 1896 et le félicite de son travail "à la Marine" et lui écrira pour lui recommander Abel Hermant, ancien époux de sa filleule Georgette Charpentier, qui était venu le solliciter dans l'espoir d'une décoration :

    "Hermant est un romancier de talent, un laborieux et un esprit distingué".

    Enfin Lockroy est l'homme qui le 8 avril 1899, recevra une lettre du Capitaine Martin Freystaetter qui, persuadé de l'innocence de Dreyfus, lui fait part de ses scrupules. C'était la première amorce d'une reconnaissance qui permettra à Zola son retour en France.