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mirbeau

  • 11.2 Jules Claretie et Zola

    claretie2.jpgLes écrits de Jules Claretie ne sont pas rares. Cet homme était prolixe et la lettre que j'ai récemment acquise pourrait bien être adressée à Emile Zola. Nous reviendrons plus loin sur cette lettre et son identication ainsi que sur les raisons qui m'ont conduit à m'intéresser à la polémique suscitée par la statue de Balzac.

    Jule Claretie a le même âge qu' Emile Zola et leurs carrières, très proches, se sont croisées à maintes reprises. Comme Zola, Claretie débute dans le journalisme oû il écrit des chroniques littéraires et théatrales pour les comptes du Figaro, du Temps ; pour l'Opinion Nationale, du Soir et pour La Presse. Il poursuit longue carrière comme romancier et historien.

    Son rayonnement et le sens des relations publiques le propulsent à la tête de la Société des Gens de Lettres dont il est le Président et cumule cette fonction avec celle de la Société des Auteurs Dramatiques. La lettre qui nous concerne est datée du 1er mars 1894. Il y écrit alors qu'il est devenu en 1885, l'Administrateur Général de la Comédie Française, fonction qu'il occupera jusqu'en 1913 au moment de sa mort. C'est pendant cette période qui nous intéresse qu'il fera la promotion de nombreux auteurs comme Octave Mirbeau ou  Henri Bataille. Il est enfin, à ce moment là, membre de l'Académie Française, fauteuil oû il a été élu en 1888.

    Il s'agit tout au tant de fonctions qui justifient largement les contacts entre les deux hommes et notre étude portera sur l'identification du destinataire de la lettre de Jules Claretie. Puis à partir d'une lettre que Zola écrivit à Claretie le 1er juillet 1891, nous tenterons de mieux comprendre les conditions et les circonstances de la réalisation de la Statue de Balzac ainsi que la polémique relative qui a suivi. Celle-ci a fait et fait encore couler beaucoup d'encre. A suivre...

  • 3.2 Julia Daudet et les fleurs

    Menu1.jpgLe recto du menu représente une femme occupée à arroser ses rosiers. Or Julia Daudet était réputée pour sa passion des jardins et des fleurs et en particulier, celle des roses. Les écrits sur Julia Daudet rapportent qu'elle les cultivait elle-même, qu'elle en décorait ses demeures, qu'elle en offrait à ses hôtes... qu'elle allait jusqu'à illustrer ses menus en train de cultiver son jardin. Le fait qu'une jeune et belle jeune femme orne ce menu (Julia a quand même 56 ans en 1900...) n'est pas une preuve en soit. Mais on a envie d'y croire...

    Peu importe les incertitudes, mes recherches m'auront permis de découvrir sa vision des fleurs et cette passion qu'elle partage avec Edmond de Goncourt et Octave Mirbeau. Je ne résiste pas à faire figurer ici ces quelques lignes extraites de "Souvenirs autour d'un groupe litteraire" édité à Paris (Bibliothèque Charpentier, 1910). Julia quitte Edmond de Goncourt et traverse son jardin d'Auteuil :

    "Il faut partir ; nous traversons le jardin abîmé par cet abominable hiver, découronné de ses arbustes les plus précieux et des rosiers grimpants, qui du pied de l'escalier, garni de lierre, montaient jusqu'à l'étage avec une profusion de fleurs jaunes, rose-thé, aurore, que Pélagie coupait avec un grand sécateur à manche, les jours de visite ; un magnolia grandiflore à parfum de citron complétait le bouquet. Celui que j'emporte est tout rose : chèvrefeuille, pivoines en boutons, acacia double ; et c'est pendant qu'il s'effeuille sur mon bureau que j'écris ces lignes".